★ Cœur Dissèque ★
[2026]
Parce que le plateau nous manque, et parce qu’à la base, on monte ces palettes pour y combler un désir de scène, de parole et d’art, parce que depuis notre dernier projet le collectif a essuyé quelques tempêtes, parce qu’on a accouché d’un manifeste et qu’individuellement on se sent enfin prêt·e·s ; on décide d’y remettre les pieds.
Marine commence à imaginer Cœur dissèque en 2024 avec un objectif : présenter quelque chose au FADA 2025, qu’importe le quelque chose. Après un premier jet grotesque, absurde mais sensible, elle retourne au travail et se remet à l’écriture. D’un projet solitaire nait un projet collectif : elle invite tout le collectif à se rassembler avec elle pour défendre son histoire et ses valeurs. Cœur dissèque est né, est continue encore de grandir.
Cœur dissèque est une fable écologique, militante et sensible qui célèbre nos manières de vivre ensemble, la puissance du collectif et la possibilité de réinventer le monde. Ça parle de trouver sa place dans le monde, de résilience et de collectif ; ça parle de nos luttes et de nos territoires, de nos langues et de ce qu’on voudrait crier. CŒUR DISSÈQUE est un spectacle hybride, à la croisée du théâtre, du rituelet de la fête. Une invitation à l’imaginaire où la poésie devient une arme de résistance et où le collectif ouvre le chemin de la guérison.
Face aux violences systémiques, à l'épuisement militant et aux catastrophes écologiques, nous cherchons des récits capables de nous maintenir debout, des récits qui nous parlent et qui parlent de nous. Non pas des récits héroïques, mais des récits de métamorphose.
La scène devient alors un espace de réparation. Un lieu où l'on invoque des fantômes bienveillants, où l'on danse pour survivre et où l'on fabrique des légendes capables d'élargir le réel. Car lorsque les mots ordinaires ne suffisent plus, il reste encore les mythes, les chants, les corps en mouvement et les communautés qui se réinventent.
« L’écriture est le seul moyen d’extérioriser cette urgence et cette nécessité du collectif.
Elle se veut au service du soin et de ce qui répare.
En faisant se rencontrer une mythologie nouvelle et des récits très contemporains, se créé la possibilité
d’un autre.
J’avais besoin d’une néo-déesse hybride et monstrueuse, de me raccrocher à une figure qui incarnerait la seule issue possible face à mon épuisement et à mon découragement.
Dolce, elle est capable de tout.
On la décrit comme la plus belle, la plus puissante, et pourtant quand on la voit...
Elle s’inspire beaucoup de la scène drag et notamment des club kids et des créatures, portés par les mouvements d’écologie queer notamment. »
Marine Chatenet, autrice et metteure en scène.
★ Distribution ★
écriture et mise en scène - Marine Chatenet
jeu - Félix Billy-Ferrait, Louis Dépernet, Eugénie Verbe et Marine Chatenet
création son et vidéo - Gaby Mottay
création lumière - Jérôme Léger et Léo Malbrand-Laubier
en collaboration avec La Ciguë
Après une longue période d’écriture et de balbutiement (Louis manque de quitter le projet), le collectif s’assoie autour de la table et partage la lecture pour la première fois en avril 2026. Cette résidence amorce la prochaine : une semaine de résidence en juin 2026 sur le plateau de la salle Thélème à l’Université de Tours. Symboliquement, tous les membres du collectif sont passés par ce plateau pendant leur années au Théâtre Universitaire. Ce retour, c’est une revanche et l’aboutissement d’une promesse.
Cœur dissèque est ensuite joué au FADA, à la maison, et cela fait du bien à tout le monde et jamais la pièce n’aura aussi bien résonné que dans cette grange.
La suite s’écrit en 26-27 pour reprendre le travail et aller au bout du projet.
À suivre....
★ Le dernier homme hirsute et son oiseau ★
[2023]
Eté 2022, le premier FADA est passé et une envie d’écrire s’empare du collectif.
Nous avons un an pour écrire un spectacle et construire ce qui l’accueillera.
Après du tatonnement et des lectures enflammées à la montagne, Le dernier homme hirsute et son oiseau est écrit. On lit un premier jet dans une salle de l’université devant quelques curieux·ses puis on le joue sur des bouts de palette rassemblés sous forme de plateau. Ce seront les prémices de la scène de la Choucasse.
Et nous en serons le crash-test à l’été 2023.
Mais ça parle de quoi au juste ?
« Il est 7 h sur Radio Fin du monde, la radio d’un monde qui n’est plus.
Le soleil montre tout juste le bout de son nez et la journée peut commencer.
Si vous entendez ma voix, sachez que vous n’êtes pas seul. »
Nous sommes dans le bureau d’un homme.
C'est le dernier.
La fin du monde a eu lieu.
Accompagné de son oiseau bavard, il continue de diffuser une étrange émission de radio.
Est-il possible que quelqu’un capte encore ses ondes ?
★ Distribution ★
écriture, dramaturgie, mise en scène et jeu - Tom Rivière, Eugénie Verbe, Félix Billy-Ferrait
collaboration artistique - Marine Chatenet et Alice Elias-Marinier